Articles conseils

Tous nos conseils pour vos animaux : soins, nutrition, santé, etc.

Quelques idées fausses sur l’alimentation

- Les chats et les chiens sont beaucoup moins sensibles que nous au goût, il n’est dès lors pas nécessaire de varier leur alimentation, l’important est que la composition de ce qu’ils mangent soit variée afin de combler tous leurs besoins, il est bien plus important d’avoir une gamelle équilibrée, ce que l’on obtient difficilement avec les restes de table et les «popotes » maison. - Ajouter du calcium dans les rations des chiots en croissance est très dangereux, on risque de provoquer des malformations osseuses et des calcifications des cartilages de croissance. Les oreilles ne se redresseront pas avec ce supplément puisque ce cartilage ne le fixe pas. - Le chat n’est pas un carnivore pur et dur puisque dans ses proies, il mange aussi les viscères qui contiennent des végétaux: ne donner que de la viande à un chat entraîne de graves déséquilibres. - 60% des chats adultes ne digèrent pas le lactose, présent dans le lait. Donner du lait à votre chat peut provoquer chez lui des selles molles ou de la diarrhée. - Le chien ou le chat qui mange de l’herbe ne se vermifuge pas, il est nécessaire pour cela de lui donner un traitement spécifique. Actuellement on pense que l’ingestion de l’herbe sert aux animaux à se « fournir » en vitamine B9.

La constipation chez le chat

Lorsque le côlon est encombré par des matières fécales (dures ou sèches) et que la défécation est absente ou peu fréquente, que le chat se met en position pour « pousser » plus souvent que d’habitude, on peut parler de constipation. Si cette constipation se prolonge, les matières fécales deviennent de plus en plus dures et sèches rendant leur élimination de plus en plus difficile voire impossible. A ce stade on parle de fécalome et le pronostic est plus réservé car il y a apparition de lésions au niveau du côlon qui peuvent s’avérer irréversibles. De nombreuses causes peuvent être responsables de constipation et en conséquence le traitement est fort variable. En voici une liste non exhaustive : ingestion de poils, de corps étranger ou d’os (ne donnez jamais d’os à vos animaux, même à vos chiens), stress lié au bac à litière (changement d’endroit, substrat trop sale…), fracture du bassin, problèmes métaboliques ou neuromusculaires, tumeurs…

La nutrigénomique

La nutrigénomique est la science qui étudie la façon dont les nutriments interagissent avec le génome (ensemble du matériel génétique d\'un individu ou d\'une espèce codé dans son ADN) pour réguler la structure ou l’expression des gènes qui, en réponse, peuvent atténuer ou stopper le processus d’une maladie c\'est-à-dire comment des composants nutritionnels influencent la santé d’un individu en modifiant l’expression de son profil génétique. Comme c’est le cas chez les êtres humains, les chiens peuvent être affectés par des troubles génétiques (450 maladies génétiques identifiées). Cette science est toute récente, les applications en sont encore balbutiantes, si ce n’est l’utilisation des acides gras poly-insaturés alimentaires (Omega 3) dont l’efficacité pour aider à réduire l’inflammation liée à l’arthrose n’est plus à démontrer. Ces AGPI Ω3 réduisent l’expression des gènes qui produisent les enzymes destructrices du cartilage, à l’intérieur des chondrocytes (cellules composant le cartilage) et permettent ainsi de soulager la douleur. (d’après J. Innes)

La nutrition des animaux âgés

Les animaux n’entrent pas tous la catégorie « senior » au même moment, cela dépend de leur taille (et donc de leur poids). On considère généralement qu’un chat et un chien de moins de 10 kg y arrivent à 8 ans, un chien de 10-22 kg à 7 ans, de 23-54 kg à 6 ans et de plus de 54 kg à 4 ans ! (les chiffres varient un peu selon les études). Avec l’âge, plusieurs changements arrivent que l’on essaie de contrer avec une alimentation adaptée aux nouveaux besoins. Entre autres effets du vieillissement sur l’organisme, on trouve : baisse de la production d’acides gras nécessaires à la peau, augmentation de radicaux libres qui causant d’importants dégâts cellulaires (cataracte, arthrite, cancer, troubles cognitifs…), déclin du système immunitaire avec plus de sensibilité aux infections, augmentation de la dégradation des protéines par rapport à leur synthèse (or les protéines et les acides aminés sont importants pour la réparation des tissus, le système immunitaire, la réponse au stress, pour maintenir la masse musculaire…) Ainsi l’alimentation « senior » par rapport à l’alimentation « adulte » est enrichie en acides gras, antioxydants, stimulants du système immunitaire (vitamine E, ß-carotène), protéines… et ce pour assurer à nos compagnons une vieillesse plus tranquille.

L\'alimentation du chien et du chat

Vous l\'aurez remarqué, il existe une multitude de marques et de types d\'aliments pour nos chiens et chats de compagnie. Les aliments premiers prix sont dans la mesure du possible à éviter car ils sont certes très économiques à l’achat, mais ils ne sont ni équilibrés ni complets. Les ingrédients utilisés sont très variables et terme de qualité et de quantité et ne garantissent donc pas la bonne santé de votre animal. Par exemple, le pourcentage de sel et de graisse est bien trop élevé (ce qui les rend plus appétantes mais pas équilibrées). Le ratio correct calcium/vitamine D nécessaire pour garantir une croissance harmonieuse n\'est pas respecté... Les aliments de marque \"haut de gamme\" ou \"premium\" sont préférables et garantissent une composition adaptée aux besoins élémentaires de votre ami à quatre pattes, ainsi qu’une composition constante (qui évite les allergies alimentaires et les problèmes gastro-intestinaux notamment). Choisissez et dosez toujours l’aliment en fonction de l’état physiologique de votre animal (espèce, âge, sexe, stérilisation éventuelle) et préférez les croquettes aux aliments humides. Les croquettes sont en effet bien plus économiques, hygiénique, faciles d’utilisation et meilleures pour la santé (en retardant notamment l’apparition du tartre). Pour un conseil personnalisé, n\'hésitez pas à contacter votre vétérinaire ou son assistant(e).

La castration du furet

La castration du furet est sollicitée par les propriétaires pour différentes raisons : éviter l’odeur désagréable générée par les glandes sébacées, limiter l’agressivité entre congénères et empêcher la reproduction. La castration peut être réalisée via deux techniques : une chirurgicale et une médicale. La castration chirurgicale est définitive et irréversible. Un de ses effets secondaires est l’induction possible d’un hyperadrénocorticisme. Cette pathologie est une hypersécrétion des hormones sexuelles par de petites glandes situées près des reins, appelées les glandes surrénales. La castration médicale quant à elle est réalisée grâce à la pose d’un implant sous la peau du furet. Elle n’est pas définitive, doit être réalisée plusieurs fois sur la vie de l’animal mais n’a aucun effet secondaire.

La pododermatite du cobaye

La pododermatite est malheureusement une pathologie assez commune chez les cobayes. Il s’agit d’une inflammation des pieds. Les surfaces plantaires sont enflées, chaudes, douloureuses et recouvertes de débris nécrotiques. Le pied peut atteindre un à trois centimètres d’épaisseur avec des dépilations et des ulcères plantaires. Ces lésions peuvent dégénérer en arthrites ou provoquer des abcès. Cette maladie est favorisée par les lésions cutanées: animal trop gros sur un sol rugueux par exemple. Voilà pourquoi, entre autres, il est très important que votre cobaye garde un poids convenable. D’autres points sont également à surveiller pour tenter d’éviter le problème car le traitement de la pododermatite est très difficile. Il faut veiller à ce que la litière de votre cobaye soit en matière végétale afin d’irriter le moins possible ses pieds. Sa cage doit être régulièrement nettoyée afin qu’il ne soit pas en permanence sur une litière humide. Enfin, pensez à le sortir fréquemment de sa cage pour lui permettre de faire de l’exercice et de ne pas rester toute la journée en contact avec la litière. (d’après C. Solau Poissonnet).

La rétention d’œuf

La rétention d’œuf est un trouble majeur fréquemment observé chez les oiseaux. L’œuf peut être arrêté dans sa migration à différents niveaux du salpinx (organe génital). Les causes favorisantes sont nombreuses et variées : carences alimentaires (en calcium en protéines, en vitamines), déséquilibre hormonal, obésité, fatigue de la femelle, œuf à coquille molle, stress… L’œuf peut exercer une compression sur les sacs aériens, les reins, le système vasculaire. Le diagnostic de certitude est basé sur la radiographie abdominale de l’oiseau. Le traitement sera d’abord médical puis chirurgical en cas d’échec du premier traitement mais alors uniquement sur des animaux de taille suffisante.(d’après J-P André)

La toxémie de gestation du cobaye

La toxémie de gestation est une pathologie grave du cobaye qui, malgré son nom, n’est pas « réservée » aux femelles en gestation. En effet, bien que la plupart du temps elle soit observée chez les primipares obèses durant les 2 dernières semaines de la gestation et la première semaine après la mise-bas, les mâles sont également susceptibles de développer cette toxémie, ainsi que les femelles non gestantes. L’obésité et le jeûne sont les principaux facteurs prédisposants. D’autres facteurs peuvent jouer un rôle déclencheur, comme une altération de l’alimentation, des modifications environnementales… Cette toxémie de gestation se déclenche de manière abrupte et peut évoluer vers la mort en 2 à 5 jours. Malheureusement le traitement est généralement sans résultat. C’est pourquoi la prévention reste la meilleure méthode pour éviter ce problème : alimentation de qualité, variée, prévention de l’obésité et limitation des facteurs de stress (social, environnemental, physique) . (d’après D.P. O’Rourke)

L’alimentation du chinchilla

Le chinchilla est un petit rongeur très sensible au niveau de son système digestif. Les changements brusques d’alimentation, tout comme le stress, peuvent provoquer de la diarrhée. L’introduction de nouveaux aliments, surtout s’ils sont frais (légumes et fruits) est assez mal tolérée. Les granulés doivent être choisis avec soin afin d’éviter qu’ils soient trop riches en énergie et en protéines. Si l’apport en fourrage et en fibres n’est pas suffisant, le chinchilla risque de souffrir de constipation. Le foin ne doit pas être humide et encore moins moisi, il doit être vert, avec une bonne odeur, ne pas contenir trop de poussières et présenter des longues tiges. L’eau du robinet convient parfaitement si elle n’est pas trop calcaire. Certains chinchillas ne synthétisant pas la vitamine C, il est conseillé de les supplémenter environ une fois par semaine avec cette vitamine.

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