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L’hyperthyroïdie du chat 2

L’hyperthyroïdie est devenue la maladie endocrinienne la plus fréquemment rencontrée chez le chat. Elle est due à une tumeur de la glande thyroïde, le plus souvent bénigne. Elle apparaît chez les chats âgés de plus de 10 ans et a des conséquences très néfastes sur l’animal, perturbant tout son métabolisme et entraînant la mort dans un court délai si elle n’est pas traitée. Les signes visibles les plus fréquents sont: la perte de poids, l’augmentation de l’appétit et de la prise de boisson, la nervosité, les vomissements et/ou diarrhées,… Une analyse de sang dans un laboratoire vétérinaire spécialisé est indispensable pour poser le diagnostic. Différents traitements existent: médicaments quotidiens, iode radioactif ou chirurgie. Le traitement à l’iode radioactif permet la survie la plus longue mais est aussi la plus onéreux. Heureusement le traitement médical permet de soigner efficacement le malade, à condition d’être continu. Il existe aujourd’hui une alimentation spécifique qui, si elle est servie au chat n exclusivité, lui permet de se passer de médicaments.

Inflammation du système nerveux central

Chez le chien et le chat, comme chez l\'homme, différents agents peuvent être responsables d\'une inflammation du système nerveux central (snc): bactéries, virus (péritonite infectieuse féline, maladie de Carré, rage), mycoses, parasites, protozoaires (toxoplasmose),… Le chien peut, de plus, être la cible de méningites dont les agents étiologiques n\'ont pas encore été identifiés (c\'est le cas par exemple d\'une méningite affectant principalement les chiens de grande race de moins de 2 ans). Les symptômes d\'une inflammation du snc sont variables et dépendent de la localisation et de la sévérité de cette inflammation; on note souvent une rigidité cervicale et de la fièvre alors que les déficits neurologiques sont rares. Le diagnostic de certitude de cette inflammation nécessite une analyse du liquide céphalo-rachidien.

La dentition

Comme nous, les chiens et les chats naissent sans dents. Les dents de lait apparaissent entre 2 et 3 semaines de vie mais laisseront vite la place aux dents définitives. Les premières à apparaître sont les incisives, vers 3,5 – 4,5 mois puis suivront les canines, les prémolaires et enfin les molaires. La dentition est en place vers 7 mois chez les chiens et 6 mois chez les chats. Bien sûr, il existe des variations entre les races et les individus. On peut observer des problèmes d’occlusion (de fermeture) comme une mâchoire trop longue (prognathe) ou trop courte (brachygnathe). Fréquemment, surtout chez les chiens de petites races, les dents de lait ne tombent pas quand elles le devraient et restent en place alors que les dents définitives ont percé, ce qui amène malocclusion et maladie parodontale (gingivite et tartre), c’est pourquoi il est vivement conseillé d’enlever ces dents « en trop ». D’autres anomalies existent comme des dents surnuméraires, des troubles dans la structure de l’émail… On peut aussi noter que à l’instar des hommes, nos animaux domestiques peuvent souffrir de caries, de fracture et d’usure des dents.

Le dépistage de la maladie polykystique rénale du chat

La maladie polykystique rénale (PKD) est une maladie génétique se traduisant par le développement de kystes sur le rein. Elle touche principalement les chats Persans, Exotics, British et dans une moindre mesure le Maine Coon. Le dépistage peut être effectué par échographie (le mieux est d’attendre les 8 mois de l’animal pour avoir plus de sensibilité au niveau du test) ou, depuis seulement quelques années, par test ADN (nécessite une prise de sang ou une analyse de cellules gingivales) qui peut lui être réalisé dès la naissance. Cette maladie étant polygénique, certains gènes (autres que ceux testés) sont sans doute responsables du problème mais encore inconnus à l’heure actuelle.

La pancréatite

Le pancréas est un organe que l’on trouve dans la partie antérieure de l’abdomen, près de l’estomac. Il assure des fonctions exocrines et endocrines. Le pancréas exocrine sécrète, entre autres, des enzymes digestives importantes utilisées dans l’intestin et responsables de la digestion initiale des plus grandes molécules alimentaires. Le pancréas endocrine quant à lui sécrète divers hormones dont l’insuline. La pancréatite est une inflammation de cet organe, généralement stérile, c\'est-à-dire non infectieuse. Chez l’homme, le facteur déclenchant de la maladie est connu dans 90 % des cas (calculs biliaires, alcoolisme, hérédité …) alors que chez le chien la pancréatite est dite idiopathique (cause inconnue) dans 90 % des cas. Quelle que soit la première cause, elle amène à une activation prématurée d’une enzyme qui va entraîner l’autodigestion du pancréas et activer d’autres enzymes provoquant nécrose et inflammation. Les symptômes varient en fonction du degré de gravité de la maladie.

L’aromathérapie chez nos animaux de compagnie

A la différence de la phytothérapie (médecine qui utilise la plante complète), l’aromathérapie n’en utilise que les extraits aromatiques. Comme chez les humains, Il est possible de soigner certaines pathologies chez les animaux, ou d’apporter une aide complémentaire à leur rétablissement, à condition d’utiliser des préparations qui ont été spécialement conçues pour eux et de respecter les conditions d’utilisation! Les chats par exemple sont particulièrement sensibles aux effets indésirables des huiles essentielles qui sont des produits distillés que le chat ne peut pas métaboliser (elles s’accumulent donc dans le foie et peuvent l’intoxiquer). Si on ajoute à cela l’odeur forte des produits qui dérange nos amis félins, l’aromathérapie est à utiliser chez eux avec la plus grande précaution. Tout comme pour les médicaments humains, il est dangereux d’utiliser un mélange prévu pour les humains sur vos animaux, les dosages et l’efficacité des produits n’étant pas forcément les mêmes. Demandez donc toujours conseil à votre vétérinaire avant de faire « pire que mieux »

L’asthme félin

Contrairement au chien, le chat possède des muscles lisses jusqu’au niveau de ses alvéoles. Ceux-ci peuvent se contracter et provoquer ce que l’on appelle un bronchospasme. Le chat aura alors de grandes difficultés à respirer (dyspnée expiratoire): gueule ouverte, anxiété, tête en extension, décubitus sternal, quintes de toux. Les causes de ces crises d’asthme ne sont pas encore élucidées: de nombreux agents allergisants ou irritants ont été incriminés mais la recherche de l’agent déclenchant reste souvent infructueuse. Il n’y a aucune prédisposition raciale établie. Entre les crises, l’animal va parfaitement bien. Le diagnostic différentiel est réalisé grâce à une radiographie pulmonaire permettant d’exclure les autres causes responsables de ces symptômes respiratoires: pneumothorax, hernie diaphragmatique, tumeur… Un traitement doit absolument être mis en place par votre vétérinaire.

Le chat et la douleur

On entend souvent dire que les chats se soignent seuls, qu’ils sont très résistants et ne nécessitent pas de soins médicaux… c’est une vieille croyance qui porte de graves préjudices à nos chats. Cette idée fausse est certainement en grande partie liée au fait que le chat est incapable d’exprimer volontairement sa souffrance, il n’a pas le bagage comportemental pour communiquer son mal-être à autrui. En effet le chat à l’origine, est un animal solitaire ne pouvant compter que sur lui-même pour survivre. En cas de douleur, maladie ou blessure, il doit continuer à « fonctionner » sans appeler à l’aide : en effet personne ne viendrait le nourrir, le secourir, l’apaiser. Il doit trouver les moyens de se débrouiller seul et c’est pourquoi les symptômes observables de douleur chez lui sont des signes et des attitudes involontaires de sa part. Différents comportements et postures peuvent apparaître lors de douleur dont le plus « stable » serait une fermeture des paupières, un plissement du front, la tête basse et l’immobilité.( D’après Joël Dehasse, Evaluation comportementale de la douleur chez le chat.)

Le chylothorax

Le chyle est une substance riche en triglycérides, lymphocytes, protéines et vitamines issue de la digestion, transportée par le canal thoracique du système lymphatique intestinal au système veineux situé dans le thorax. Un chylothorax est l’accumulation de ce chyle dans la cavité thoracique. Parmi les causes traumatiques ou non traumatiques responsables de cette pathologie, on trouve : une rupture traumatique du canal thoracique, une inflammation, une tumeur (comme le lymphome médiastinal chez les chats), une augmentation de la pression veineuse, une cardiomyopathie, une torsion d’un lobe pulmonaire… Les lévriers afghans quant à eux ont une prédisposition congénitale à développer ce chylothorax. Cette pathologie concerne les chiens et les chats de tout âge.

Le coryza félin

Le coryza est le nom commun donné au syndrome respiratoire supérieur du chat. De nombreux virus et bactéries sont impliqués mais les deux virus les plus souvent incriminés sont l’herpès virus et le calicivirus. Ils sont capables tous les deux de créer des lésions aiguës mais également chroniques et récidivantes. Certains chats peuvent être des porteurs asymptomatiques de l’herpes virus et l’excréter, contaminant les autres chats par contact direct. Le calicivirus est lui aussi transmissible par contact direct mais également via des objets inanimés contaminés. Les symptômes les plus fréquents sont l’hyperthermie, l’abattement, une rhino-conjonctivite, des ulcères buccaux… La première vaccination contre cette maladie peut avoir lieu dès l’âge de 8 à 10 semaines. (d’après E. Thiry).

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