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Le mélanome

La prolifération des mélanocytes peut être bénigne (mélanocytome) ou maligne (mélanome). Cette maladie, la plupart du temps bénigne chez les chiens, peut se développer sur la peau couverte de poils ou dans la cavité buccale ce qui suggère que l’exposition solaire n’est pas un agent causal. Ces tumeurs sont très rares chez les vieux chats et fréquentes chez les chiens âgés. Certaines races sont prédisposées : Airedale, Setter irlandais, Schnauzer… Les sites de prédilection chez les chiens sont la tête, le tronc et les doigts et chez les chats la tête. Le mélanocytome est généralement une tumeur isolée, bien circonscrite, en forme de dôme, ferme, alopécique (sans poils), brune à noire. Le diagnostic de certitude repose toutefois sur l’analyse histopathologique. Les tumeurs malignes métastasent en premier lieu vers les nœuds lymphatiques de la région puis vers les poumons.

Les papillomes canins

Le papillomavirus canin est un virus qui peut infecter les cellules de la peau et provoquer des papillomes, des tumeurs bénignes. Ces virus se transmettent par contact direct ou indirect et ont une période d’incubation de 1 à 2 mois. La plupart des papillomes régressent spontanément, grâce à l’immunité cellulaire de l’animal ce qui explique qu’une affection ou un médicament immunosuppressif peut exacerber et prolonger l’infection. Au moins 5 types de papillomavirus canins ont été identifiés, chacun d’eux se manifestant par des signes cliniques caractéristiques ou un site d’infection distinct. Certaines papillomatoses affectent principalement les jeunes chiens (papillomatose buccale sous forme de papules et plaques ou cutanée invaginée sous forme de masses rondes et surélevées) alors que d’autres sont plus fréquentes chez les animaux âgés (papillome cutané exophytique ou « verrue »). (d’après L. Medleau)

Les tumeurs mammaires

Les tumeurs mammaires, qu’elles soient bénignes ou maligne (cancer) sont malheureusement trop fréquentes en médecine vétérinaire, elles représentent en nombre la 1ère tumeur chez la chienne. Les causes sont nombreuses mais on sait depuis longtemps que les chiennes faisant régulièrement des lactations nerveuses sont particulièrement prédisposées aux tumeurs mammaires. La proportion de tumeurs malignes est environ de moitié chez la chienne, alors que la chatte se voit attribuer un chiffre inquiétant de 80 % de malignité. Chez la chienne, une bonne proportion de tumeurs mammaires sont sous l’influence de la production ovarienne. Ce phénomène explique que les chiennes stérilisées tôt (dès 6 mois) ne développent pas de tumeurs. Un argument supplémentaire pour la stérilisation. Pour votre chienne adulte, il n’est pas trop tard puisque la stérilisation à un effet préventif jusqu’à l’âge de 12 ans sur l’apparition de nouvelles tumeurs. Palpez régulièrement les mamelles de votre chienne ou chatte et si une masse est présente, consultez votre vétérinaire.

Les tumeurs osseuses du chien

Les tumeurs en général peuvent être primitives ou métastatiques. Dans le cas des tumeurs osseuses, elles sont surtout primitives, c’est-à-dire que l’origine est l’os lui-même ou la moelle osseuse. 80 à 90 % des cancers osseux sont des ostéosarcomes, une tumeur mésenchymateuse qui provoque une « digestion » de l’os appelée ostéolyse pouvant être responsable de fracture spontanée (sans choc ni traumatisme). Ces sarcomes ont aussi une grande propension à provoquer des métastases précoces (poumons, cœur, ganglions…). Les races géantes (> 35 kg) ont un risque 60 fois plus élevé qu’un chien de < 10 kg de développer un ostéosarcome. La localisation varie également en fonction du poids : plutôt sur le corps pour les plus petites races et plutôt sur les membres pour les races géantes. Le traitement de l’ostéosarcome fait appel à l’amputation (si possible) et éventuellement à la chimiothérapie, si des métastases ne sont pas encore présentes. Les propriétaires de chiens de races géantes devraient être particulièrement attentifs à cette prédisposition de leur animal pour cette pathologie et ne jamais prendre une boiterie à la légère.

Les tumeurs osseuses primaires chez le chien et le chat

Les chiens et les chats ne sont pas égaux face aux tumeurs osseuses primaires (l’origine de la tumeur est l’os lui-même). Ces tumeurs sont relativement fréquentes chez le chien et la plupart d’entre elles sont responsables de la mort de l’animal, de façon directe (métastases pulmonaires…) ou indirectes (douleur intense nécessitant l’euthanasie). Le chat par contre est beaucoup plus à l’abri : premièrement il développe rarement cette pathologie et deuxièmement dans la majorité des cas l’ablation chirurgicale (par exemple l’amputation du membre atteint) provoque la guérison complète de l’animal bien que ces tumeurs soient histologiquement malignes.

Les tumeurs testiculaires du chien

Les tumeurs testiculaires chez le chien arrivent en troisième place après les tumeurs de la peau et du sang. Elles sont fréquentes chez le chien âgé (en moyenne de 10 ans) et ont un comportement généralement peu agressif : peu de métastase (de 5 à 10% en fonction du type de tumeur) et récidive locale après castration bilatérale impossible. Les symptômes associés peuvent être : hypertrophie testiculaire, hypertrophie prostatique, tumeurs circumanales… Un syndrome de féminisation accompagne les tumeurs à cellules sécrétantes d’oestrogènes : atrophie du pénis, perte de la libido, alopécie… On peut aussi observer une intoxication par ces oestrogènes provoquant une hypoplasie médullaire qui aggrave le pronostic. La cryptorchidie (un ou deux testicule(s) non descendu(s) ) favorise hautement l’apparition de ces tumeurs : 13.6 fois plus de sertolinomes (tumeurs des cellules de Sertoli) chez les chiens avec testicule ectopique (pas à sa place) par rapport aux eutopiques.

Tumeurs circumanales du chien

Autour de l’anus on trouve des glandes sébacées qui peuvent avec l’âge développer des tumeurs. Ces tumeurs ayant des récepteurs à la testostérone, elles sont sensibles aux hormones mâles qui stimulent leur croissance. C’est pourquoi elles sont fréquentes surtout chez les chiens âgés mâles non castrés (avec une prédisposition raciale pour les Cocker Spaniel, Beagle et Berger Allemand). Ces tumeurs sont la plupart du temps bénignes et heureusement puisque l’adénocarcinome de ces glandes a un très haut potentiel métastatique. Malgré leur caractère bénin, leur exérèse chirurgicale est souvent nécessaire car elles sont envahissantes (pouvant atteindre la moitié du dos du chien) et provoquent régulièrement du prurit. La castration est recommandée lors d’adénome (tumeur bénigne).

La cheyletiellose du lapin

La cheyletiellose du lapin est due à un parasite non visible à l’œil nu, appelé Cheyletiella parasitivorax. Celui-ci passe tout son cycle de vie sur son hôte. Il dépose ses œufs à la base des poils ou sur la peau du lapin. La présence de très nombreuses squames (pellicules) est généralement le symptôme le plus marquant. Une alopécie (perte des poils) localisée peut être notée ainsi qu’un prurit (démangeaison) modéré. Le diagnostic est établi sur base des lésions, de l’historique mais surtout d’un examen microscopique minutieux. Il est très important de reconnaître le parasite puisque celui- ci est contagieux à l’homme (au contraire d’autres acariens du lapin). La cheyletiellose peut en effet se transmettre aux propriétaires lors de contacts étroits avec l’animal. Le traitement de l’animal est relativement simple à mettre en place et très efficace, pas besoin de paniquer ni de se débarrasser de son compagnon !

La maladie hémorragique du lapin

La maladie hémorragique du lapin (VHD) est due à un virus transmis par voie orale (via les fourrages contaminés par les matières fécales de lapins sauvages malades, via les cadavres), par simple contact entre lapins ou via les chiens ayant mangé des cadavres contaminés. Il n’existe aucun traitement pour cette maladie mortelle et très contagieuse. Elle atteint principalement les lapins âgés de plus de 10 semaines et pour un observateur peu attentif, la mort est brutale sans autre symptôme. En réalité le lapin présente une courte phase de difficultés respiratoires et de souffrance juste avant de mourir. Dans 10% des cas on peut trouver du sang autour de l’anus et du nez mais les lésions sont plus significatives à l’autopsie : processus hémorragique au niveau de la trachée, des poumons, du thymus et parfois du rein, de la rate… Une confirmation par laboratoire est néanmoins nécessaire. La prévention consiste à empêcher le virus d’arriver dans l’élevage mais cette méthode n’a aucune garantie. Le plus sûr reste évidemment la vaccination qui amène l’immunité 7 jours après l’injection. Elle peut être pratiquée dès les 4 semaines de vie et doit être renouvelée tous les 6 mois.

La vaccination du lapin domestique

Depuis début 2012, un nouveau vaccin est disponible chez votre vétérinaire pour protéger votre lapin domestique contre deux maladies virales mortelles: la myxomatose et la maladie hémorragique virale du lapin. La myxomatose peut être transmise par les insectes piqueurs ainsi que par contact direct ou indirect avec un animal infecté. La contamination par contact indirect (via un objet, du foin ou une personne ayant été en contact avec les sécrétions de l’animal malade) est possible puisque ce virus est très résistant dans le milieu extérieur. La maladie hémorragique du lapin peut également être contractée de manière directe ou indirecte. De par ces modes de transmission, même un lapin qui ne sort jamais n\'est pas à l\'abri de ces deux redoutables maladies pour lesquelles il n’existe encore aucun traitement. Pour vacciner votre petit compagnon, votre vétérinaire lui administrera une injection de ce nouveau vaccin (votre lapin doit être âgé d’au moins 5 semaines) et le rappel se fera ensuite une fois par an. Trois semaines après sa toute première injection, votre ami sera déjà immunisé contre ces deux maladies.

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