Tous les articles de Divers

L’effusion pleurale

L’espace pleural est délimité par la plèvre pariétale et la plèvre viscérale, deux fines membranes séreuses situées entre les poumons et la paroi thoracique. En temps normal cet espace est vide mais il peut parfois se remplir d’air (pneumothorax) ou de liquide (effusion pleurale). Les conséquences respiratoires sont liées aux difficultés qu’ont les poumons de prendre la place nécessaire dans le thorax : l’intolérance à l’exercice est un signe précoce, la détresse respiratoire, des mouvements respiratoires amplifiés… Les causes d’une effusion pleurale sont nombreuses et variées : trouble cardiaque, tumeur, hypoalbuminémie, Péritonite Infectieuse Féline, torsion d’un lobe pulmonaire, traumatisme, trouble de la coagulation…Le diagnostic repose, entre autres, sur l’analyse de ce liquide.

Faire le deuil de son animal de compagnie

Perdre son animal domestique, subitement ou non, est toujours une épreuve très difficile à vivre. L’attachement qu’un maître éprouve pour son compagnon est souvent très fort car l’animal ne ment pas, ne triche pas, aime de manière quasiment inconditionnelle. Quand vous pleurez la disparition de votre «meilleur ami», l’entourage peut ne pas comprendre votre douleur et parfois être maladroit. Il est alors souvent salvateur de rester quelques temps à l’écart de ces personnes et de garder des contacts avec d’autres animaux, votre vétérinaire ou d’autres amis des animaux qui eux pourront compatir à votre douleur. Si il vous reste d’autre animaux, qui pourront souffrir eux aussi, il faudra essayer de dépasser votre tristesse afin que ceux qui restent puissent également reprendre goût à la vie. La question de reprendre ou non un nouveau compagnon se posera tôt ou tard, il est important de prendre son temps et de bien peser le pour et le contre, ceci afin de ne pas adopter un animal que vous ne seriez pas «prêt» à assumer. Il est généralement conseillé de choisir un animal physiquement différent de l’être disparu, ceci afin de minimiser les risques de comparaison, ce qui serait nefaste pour vous comme pour l’animal.

Hygiène bucco-dentaire

Le brossage dentaire est la technique la plus efficace pour éliminer la plaque. Il est recommandé de le réaliser quotidiennement bien qu’un brossage un jour sur deux suffit également à maintenir des gencives cliniquement saines. Par contre, un brossage hebdomadaire n’apporte aucun résultat significatif. Evidemment, tous les propriétaires ne sont pas capables de réaliser un brossage sur leur animal car il est impératif que ce dernier se montre coopératif, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas. D’autres mesures sont alors possibles : abrasion des surfaces dentaires via une alimentation fibreuse (croquettes, croquettes spécifiques), os d’hygiène dentaire (de consistance caoutchouteuse plutôt que de consistance dure) administré quotidiennement, puisque les produits destinés à encourager la fonction masticatrice sont bénéfiques. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire. (d’après C. Gorrel et Ph. Hennet).

L’hypertension artérielle chez le chat

Chez le chat, l’hypertension artérielle est assez fréquente, tout comme chez l’homme. Les causes en sont par contre différentes : chez le chat elle est presque exclusivement secondaire à une autre pathologie alors que chez l’homme elle arrive dans 90% des cas seule. Les facteurs de risque sont eux assez semblables : âge, obésité, alimentation déséquilibrée… Chez le chat elle est souvent associée à une lésion rénale chronique et/ou à un problème endocrinien (diabète, hyperthyroïdie, hypercorticisme…). Elle provoque des troubles rénaux, cardiaques, cérébraux et oculaires : aggravation de l’insuffisance rénale chronique, cécité, hypertrophie cardiaque, insuffisance cardiaque, hémorragies cérébrales, ataxie, anorexie, modification du comportement… Le traitement doit avoir pour objectif la restauration d’une pression artérielle normale mais aussi évidemment la prise en charge de la pathologie primaire.

L’hyperthyroïdie du chat

Découverte fin des années 1970 chez le chat, l’hyperthyroïdie est devenue à présent la maladie endocrinienne la plus fréquemment rencontrée dans cette espèce. Elle apparaît chez les chats âgés et a des conséquences très néfastes sur l’animal, perturbant tout son métabolisme et entraînant la mort dans un délai assez court si elle n’est pas traitée. Une analyse de sang dans un laboratoire spécialisé en analyses vétérinaires est absolument nécessaire pour poser le diagnostic. Différents traitements existent : médicaments quotidiens, iode radioactif ou chirurgie. Le traitement à l’iode radioactif permet la survie la plus longue mais est aussi celui avec le coût le plus important. Heureusement le traitement médical permet de soigner efficacement le chat atteint, à condition de ne pas être interrompu.

L’hyperthyroïdie du chat 2

L’hyperthyroïdie est devenue la maladie endocrinienne la plus fréquemment rencontrée chez le chat. Elle est due à une tumeur de la glande thyroïde, le plus souvent bénigne. Elle apparaît chez les chats âgés de plus de 10 ans et a des conséquences très néfastes sur l’animal, perturbant tout son métabolisme et entraînant la mort dans un court délai si elle n’est pas traitée. Les signes visibles les plus fréquents sont: la perte de poids, l’augmentation de l’appétit et de la prise de boisson, la nervosité, les vomissements et/ou diarrhées,… Une analyse de sang dans un laboratoire vétérinaire spécialisé est indispensable pour poser le diagnostic. Différents traitements existent: médicaments quotidiens, iode radioactif ou chirurgie. Le traitement à l’iode radioactif permet la survie la plus longue mais est aussi la plus onéreux. Heureusement le traitement médical permet de soigner efficacement le malade, à condition d’être continu. Il existe aujourd’hui une alimentation spécifique qui, si elle est servie au chat n exclusivité, lui permet de se passer de médicaments.

Inflammation du système nerveux central

Chez le chien et le chat, comme chez l\'homme, différents agents peuvent être responsables d\'une inflammation du système nerveux central (snc): bactéries, virus (péritonite infectieuse féline, maladie de Carré, rage), mycoses, parasites, protozoaires (toxoplasmose),… Le chien peut, de plus, être la cible de méningites dont les agents étiologiques n\'ont pas encore été identifiés (c\'est le cas par exemple d\'une méningite affectant principalement les chiens de grande race de moins de 2 ans). Les symptômes d\'une inflammation du snc sont variables et dépendent de la localisation et de la sévérité de cette inflammation; on note souvent une rigidité cervicale et de la fièvre alors que les déficits neurologiques sont rares. Le diagnostic de certitude de cette inflammation nécessite une analyse du liquide céphalo-rachidien.

La dentition

Comme nous, les chiens et les chats naissent sans dents. Les dents de lait apparaissent entre 2 et 3 semaines de vie mais laisseront vite la place aux dents définitives. Les premières à apparaître sont les incisives, vers 3,5 – 4,5 mois puis suivront les canines, les prémolaires et enfin les molaires. La dentition est en place vers 7 mois chez les chiens et 6 mois chez les chats. Bien sûr, il existe des variations entre les races et les individus. On peut observer des problèmes d’occlusion (de fermeture) comme une mâchoire trop longue (prognathe) ou trop courte (brachygnathe). Fréquemment, surtout chez les chiens de petites races, les dents de lait ne tombent pas quand elles le devraient et restent en place alors que les dents définitives ont percé, ce qui amène malocclusion et maladie parodontale (gingivite et tartre), c’est pourquoi il est vivement conseillé d’enlever ces dents « en trop ». D’autres anomalies existent comme des dents surnuméraires, des troubles dans la structure de l’émail… On peut aussi noter que à l’instar des hommes, nos animaux domestiques peuvent souffrir de caries, de fracture et d’usure des dents.

Le dépistage de la maladie polykystique rénale du chat

La maladie polykystique rénale (PKD) est une maladie génétique se traduisant par le développement de kystes sur le rein. Elle touche principalement les chats Persans, Exotics, British et dans une moindre mesure le Maine Coon. Le dépistage peut être effectué par échographie (le mieux est d’attendre les 8 mois de l’animal pour avoir plus de sensibilité au niveau du test) ou, depuis seulement quelques années, par test ADN (nécessite une prise de sang ou une analyse de cellules gingivales) qui peut lui être réalisé dès la naissance. Cette maladie étant polygénique, certains gènes (autres que ceux testés) sont sans doute responsables du problème mais encore inconnus à l’heure actuelle.

La pancréatite

Le pancréas est un organe que l’on trouve dans la partie antérieure de l’abdomen, près de l’estomac. Il assure des fonctions exocrines et endocrines. Le pancréas exocrine sécrète, entre autres, des enzymes digestives importantes utilisées dans l’intestin et responsables de la digestion initiale des plus grandes molécules alimentaires. Le pancréas endocrine quant à lui sécrète divers hormones dont l’insuline. La pancréatite est une inflammation de cet organe, généralement stérile, c\'est-à-dire non infectieuse. Chez l’homme, le facteur déclenchant de la maladie est connu dans 90 % des cas (calculs biliaires, alcoolisme, hérédité …) alors que chez le chien la pancréatite est dite idiopathique (cause inconnue) dans 90 % des cas. Quelle que soit la première cause, elle amène à une activation prématurée d’une enzyme qui va entraîner l’autodigestion du pancréas et activer d’autres enzymes provoquant nécrose et inflammation. Les symptômes varient en fonction du degré de gravité de la maladie.

L’aromathérapie chez nos animaux de compagnie

A la différence de la phytothérapie (médecine qui utilise la plante complète), l’aromathérapie n’en utilise que les extraits aromatiques. Comme chez les humains, Il est possible de soigner certaines pathologies chez les animaux, ou d’apporter une aide complémentaire à leur rétablissement, à condition d’utiliser des préparations qui ont été spécialement conçues pour eux et de respecter les conditions d’utilisation! Les chats par exemple sont particulièrement sensibles aux effets indésirables des huiles essentielles qui sont des produits distillés que le chat ne peut pas métaboliser (elles s’accumulent donc dans le foie et peuvent l’intoxiquer). Si on ajoute à cela l’odeur forte des produits qui dérange nos amis félins, l’aromathérapie est à utiliser chez eux avec la plus grande précaution. Tout comme pour les médicaments humains, il est dangereux d’utiliser un mélange prévu pour les humains sur vos animaux, les dosages et l’efficacité des produits n’étant pas forcément les mêmes. Demandez donc toujours conseil à votre vétérinaire avant de faire « pire que mieux »

L’asthme félin

Contrairement au chien, le chat possède des muscles lisses jusqu’au niveau de ses alvéoles. Ceux-ci peuvent se contracter et provoquer ce que l’on appelle un bronchospasme. Le chat aura alors de grandes difficultés à respirer (dyspnée expiratoire): gueule ouverte, anxiété, tête en extension, décubitus sternal, quintes de toux. Les causes de ces crises d’asthme ne sont pas encore élucidées: de nombreux agents allergisants ou irritants ont été incriminés mais la recherche de l’agent déclenchant reste souvent infructueuse. Il n’y a aucune prédisposition raciale établie. Entre les crises, l’animal va parfaitement bien. Le diagnostic différentiel est réalisé grâce à une radiographie pulmonaire permettant d’exclure les autres causes responsables de ces symptômes respiratoires: pneumothorax, hernie diaphragmatique, tumeur… Un traitement doit absolument être mis en place par votre vétérinaire.

Le chat et la douleur

On entend souvent dire que les chats se soignent seuls, qu’ils sont très résistants et ne nécessitent pas de soins médicaux… c’est une vieille croyance qui porte de graves préjudices à nos chats. Cette idée fausse est certainement en grande partie liée au fait que le chat est incapable d’exprimer volontairement sa souffrance, il n’a pas le bagage comportemental pour communiquer son mal-être à autrui. En effet le chat à l’origine, est un animal solitaire ne pouvant compter que sur lui-même pour survivre. En cas de douleur, maladie ou blessure, il doit continuer à « fonctionner » sans appeler à l’aide : en effet personne ne viendrait le nourrir, le secourir, l’apaiser. Il doit trouver les moyens de se débrouiller seul et c’est pourquoi les symptômes observables de douleur chez lui sont des signes et des attitudes involontaires de sa part. Différents comportements et postures peuvent apparaître lors de douleur dont le plus « stable » serait une fermeture des paupières, un plissement du front, la tête basse et l’immobilité.( D’après Joël Dehasse, Evaluation comportementale de la douleur chez le chat.)

Le chylothorax

Le chyle est une substance riche en triglycérides, lymphocytes, protéines et vitamines issue de la digestion, transportée par le canal thoracique du système lymphatique intestinal au système veineux situé dans le thorax. Un chylothorax est l’accumulation de ce chyle dans la cavité thoracique. Parmi les causes traumatiques ou non traumatiques responsables de cette pathologie, on trouve : une rupture traumatique du canal thoracique, une inflammation, une tumeur (comme le lymphome médiastinal chez les chats), une augmentation de la pression veineuse, une cardiomyopathie, une torsion d’un lobe pulmonaire… Les lévriers afghans quant à eux ont une prédisposition congénitale à développer ce chylothorax. Cette pathologie concerne les chiens et les chats de tout âge.

Le coryza félin

Le coryza est le nom commun donné au syndrome respiratoire supérieur du chat. De nombreux virus et bactéries sont impliqués mais les deux virus les plus souvent incriminés sont l’herpès virus et le calicivirus. Ils sont capables tous les deux de créer des lésions aiguës mais également chroniques et récidivantes. Certains chats peuvent être des porteurs asymptomatiques de l’herpes virus et l’excréter, contaminant les autres chats par contact direct. Le calicivirus est lui aussi transmissible par contact direct mais également via des objets inanimés contaminés. Les symptômes les plus fréquents sont l’hyperthermie, l’abattement, une rhino-conjonctivite, des ulcères buccaux… La première vaccination contre cette maladie peut avoir lieu dès l’âge de 8 à 10 semaines. (d’après E. Thiry).

Le diabète sucré du chat

Le diabète sucré est un trouble endocrinien du chat âgé (moyenne d’âge 10 ans). Les facteurs de risque sont l’obésité (9 fois plus de risques), le sexe (prédisposition des mâles), la race (le chat Burmese) et certains traitements comme les glucocorticoïdes longue action. Les symptômes les plus fréquemment associés sont une augmentation de la prise de boisson et des mictions (syndrome polyurie-polydipsie), augmentation de l’appétit (polyphagie) et perte de poids. Souvent une faiblesse musculaire est également observée. Chez le chat, le diabète peut parfois rétrocéder après un traitement adapté (insuline en injection deux fois par jour)) à la condition sine qua non d’avoir aussi régler le problème d’obésité !! Un suivi sérieux de la part du propriétaire et du vétérinaire est indispensable au bon déroulement du traitement et permet d’éviter au maximum les complications inhérentes au diabète sucré.

Le rôle du chat dans l’histoire. (d’après Joël Dehasse)

Dans la société médiévale, le rôle fondamental du chat était celui de chasseur. Il était indispensable pour lutter contre les rongeurs qui pullulaient dans les maisons et les champs. Afin d’attacher ces chasseurs à la maison, différentes pratiques étaient mises en œuvre, dictées par les croyances populaires et non par une raison scientifique : amputer les oreilles pour que le chat ait peur de la pluie, roussir son poil afin qu’il ait honte de sortir…le chat avait d’autres fonctions : on faisait commerce de sa peau pour les fourreurs ou comme remède contre les rhumatismes. Le chat était en effet utilisé en médecine pour soulager différentes affections comme les hémorroïdes, les maux de dos, l’alopécie, la goutte, l’épilepsie et pour cela on se servait de son sang, sa graisse, ses excréments, sa chair…Le chat était également mangé bien que sa cervelle avait la réputation d’être du poison. Il fût aussi beaucoup utilisé en magie puis considéré comme l’incarnation du diable. Heureusement il acquiert aussi un rôle de compagnon, d’animal familier. Après l’invasion de nos territoires par le rat gris début du 18ème siècle, le chat, incapable de lutter contre ce fléau venu d’Asie et remplacé dans sa tâche par le chien ratier, est pris en affection par l’homme qui lui permet plus aisément de rentrer dans les maisons pour s’occuper du confort affectif des habitants. Phénomène curieux comme celui qui a vu naître l’adulation du cheval dans nos contrées occidentales lors du développement des transports motorisés.

Le syndrome dilatation-torsion de l’estomac : facteurs de risque

Le syndrome dilatation-torsion de l’estomac (GDV) est une pathologie dramatique requérant des soins d’urgence et présentant des taux de mortalité de 15 à 25%. Il s’agit d’une accumulation de gaz dans l’estomac avec malposition de cet organe entraînant l’obstruction du cardia et du pylore (les deux extrémités de l’estomac). La cause exacte n’en est pas encore connue mais on a déterminé le signalement des chiens atteins ainsi que les facteurs de risque : ce syndrome se retrouve principalement chez les chiens de race, de taille grande à géante, surtout ceux avec un caractère dominant. Les facteurs de risque sont la prise d’un seul repas journalier, dans une gamelle surélevée, à grande vitesse. L’animal dont un membre de la « famille » au premier degré a présenté le GDV a plus de risques également d’être atteint. On a aussi noté qu’un événement stressant pouvait précéder ce syndrome ( un voyage par exemple). Le traitement doit débuter dans les 5 heures suivant le début du problème ! (d’après A. Hamaide, Service de chirurgie, Université de Liège)

Le syndrome dilatation-torsion de l’estomac : traitement et prévention

Le traitement du syndrome dilatation-torsion de l’estomac (expliqué dans l’article de la semaine dernière) est une véritable urgence ; il doit être initié le plus tôt possible (dans les 5 heures) pour avoir une chance de sauver l’animal. Malgré un traitement adapté, la mortalité reste très élevée, entre 15 et 25 %. Ce pourcentage peut monter jusqu’à 90 si un morceau de l’estomac doit être retiré car nécrosé. Lorsque l’estomac est simplement dilaté, un traitement médical peut s’avérer suffisant (temporairement) mais si la torsion a eu lieu, la chirurgie d’urgence est indispensable. Il s’agit de remettre l’estomac dans sa position initiale et de le fixer afin d’éviter les récidives. Les complications sont fréquentes et graves car ce syndrome a des effets généraux sévères : il agit sur les systèmes cardiovasculaire, respiratoire, gastrointestinal, métabolique, rénal et nerveux central. La prévention est possible et elle consiste à fixer l’estomac dans l’abdomen. C’est une opération qui doit être pratiquée par votre vétérinaire sous anesthésie générale, seule ou par exemple lors de la stérilisation. (d’après A. Hamaide)

Le vieillissement

Nos compagnons aussi vieillissent et sont susceptibles de développer de petits (ou gros) problèmes dus aux années qui s‘accumulent. Les maladies cardio-vasculaires touchent surtout les chiens de petites races. L’hypertension artérielle est observable plutôt chez les chats, secondairement à une autre maladie (insuffisance rénale chronique, hyperthyroïdie…). Le chat est également plus sensible que le chien aux problèmes rénaux. Les « fonctions mentales » peuvent se dégrader bien que les études soient beaucoup moins poussées à ce sujet chez les animaux que chez l’homme. L’arthrose est malheureusement aussi le lot de nombreux chiens (le chat y est moins sensible) et peut perturber gravement leur qualité de vie. Les tumeurs dues aux hormones sexuelles ne sont pas rares (tumeurs mammaires chez la chatte et la chienne, tumeurs testiculaires chez le chien) ainsi que d’autres tumeurs (cutanées, des cellules sanguines, des organes abdominaux…) Ces troubles du vieillissement sont de mieux en mieux pris en charge : il existe des traitements, pour une bonne partie de ces symptômes, qui ne guériront pas l’animal mais stabiliseront ou ralentiront le développement de ces maladies. La prévention a un rôle très important puisqu’une détection précoce aura comme conséquence une prise en charge plus rapide et une amélioration du confort et un prolongement de la vie de votre compagnon.

Le virus herpès chez le chat

Le virus herpès, avec le calicivirus, est responsable de plus ou moins 80 % des maladies respiratoires infectieuses du chat. Il se transmet par contact direct avec un chat atteint, les chatons sont particulièrement sensibles et se contaminent auprès de leur mère dans leur jeune âge. Il provoque des lésions au niveau des voies respiratoires mais aussi au niveau oculaire. Après l’infection, le virus reste à l’état latent (« endormi ») toute la vie du chat dans différents endroits et n’attend qu’un petit coup de pouce pour créer de nouveaux problèmes (traitement à la cortisone, maladie…) tout comme notre herpès virus mieux connu sous le nom de « bouton de fièvre ». Heureusement ce virus est rarement responsable de la mort des animaux. Par contre il peut être responsable de conjonctivite et d’ulcères de la cornée à répétition. Tout chat atteint d’une pathologie oculaire doit être considéré comme potentiellement atteint ou porteur de ce virus herpès. Chez le chaton il peut créer des adhérences entre la cornée et la conjonctive ce qui, non traité, peut entraîner une altération importante de la vision.

L’épilepsie

Le chien, tout comme l’homme, est sujet aux crises d’épilepsie. Elles sont de différentes natures : généralisées quand l’animal est inconscient, tombe et est pris de convulsions mais elles peuvent également être non convulsives (l’animal mâchonne, court après sa queue…) contrairement à l’image que l’on en a. Il existe des races prédisposées comme le Golden Retriever , le Caniche ou le Tervueren mais l’épilepsie peut aussi être causée par des maladies sous jacentes (problèmes hépatiques) ou des tumeurs. La majorité des crises sont néanmoins de cause idiopathique, c’est-à-dire inconnue. Lors des crises, l’animal est en déficit énergétique et en trouble d’oxygénation des tissus (hypoxie), les lésions cérébrales arrivent lorsque la crise dure plus de 30 minutes. C’est pourquoi il est fort important de traiter un chien épileptique. Si la cause est connue, il faut essayer de la contrôler mais souvent le traitement se résume à d’abord arrêter la crise puis à prévenir les récidives et les complications.

Les chats et le fil à coudre

Si vous êtes couturière, même occasionnelle, il faudra toujours veiller à ne jamais laisser votre (vos) chat(s) seul(s) avec votre matériel de couture; en effet, les chats aiment jouer avec le fil qu’ils mâchouillent et risquent fort d’avaler, parfois même avec l’aiguille qui se trouve au boutl!!! Les conséquences seront, vous vous en doutez, plutôt désastreuses si le chat n’est pas soigné à temps! Le fil peut se coincer quelque part dans le système digestif de votre chat (langue, estomac, intestin), l’aiguille risque également de lui occasionner de sévères blessures. Si le fil ne «ressort» pas de manière naturelle, une chirurgie sera alors indispensable. Si vous soupçonnez votre animal d’avoir ingéré votre matériel, surveillez-le attentivement durant les jours qui suivent et prenez rapidement rendez-vous chez votre vétérinaire s\'il cesse de s’alimenter, vomit, vous semble apathique et/ou a un bout de fil qui sort de sa bouche ou de son anus! Ne tirez jamais sur le fil vous-même car vous risqueriez d’aggraver la situation. Méfiez-vous également des vêtements décousus, du fil de rôti, des rideaux de porte en fil fin, du matériel de création de bracelets,…

Les chats et les fenêtres

Nos amis félins adorent se poster devant une fenêtre ou se prélasser sur le balcon pour profiter du soleil et renifler toutes sortes d’odeurs intéressantes; ceci est encore plus vrai pour un chat d’intérieur. Cependant, il existe de réels dangers qu’il faut à tout prix éviter sous peine d’accident parfois fatal. Les fenêtres, si vous les ouvrez, devraient toujours être protégées: en oscillo-battant il arrive fréquemment que le chat tente de sauter pour sortir et se retrouve coincé dans l’angle de la fenêtre; il va alors gesticuler pour s’extirper de cette situation inconfortable et bien souvent empirer son cas en se blessant gravement ou en s’épuisant parfois jusqu’à la mort. Il existe des systèmes de protection adaptés pour les oscillo-battant qui sécuriseront l’ouverture. Si la fenêtre est entièrement ouverte, votre chat pourra vouloir attraper un oiseau et sauter dans le vide, emporté par son élan de chasseur. Une moustiquaire pourra le protéger. Concernant le balcon, sa rambarde sert souvent au chat pour jouer les funambules et les risques de chute sont également fréquents. Un filet souple à fine maille pourra être fixé tout autour du balcon pour le sécuriser. Si malgré vos précautions, votre animal chutait tout de même, il faudrait immédiatement vérifier qu’il va bien (qu’il marche normalement, qu’il soit en forme) sinon une visite rapide chez votre vétérinaire serait indispensable.

Les dangers des fenêtres ouvertes pour nos chats – partie 1

Nos amis félins adorent se poster devant une fenêtre ou se prélasser sur le balcon pour profiter du soleil et renifler toutes sortes d’odeurs intéressantes; ceci est encore plus vrai pour un chat d’intérieur. Cependant, il existe de réels dangers qu’il faut à tout prix éviter sous peine d’accident parfois fatal. Les fenêtres, si vous les ouvrez, devraient toujours être protégées: en oscillo-battant il arrive fréquemment que le chat tente de sauter pour sortir et se retrouve coincé dans l’angle de la fenêtre; il va alors gesticuler pour s’extirper de cette situation inconfortable et bien souvent empirer son cas en se blessant gravement ou en s’épuisant parfois jusqu’à la mort !… (à suivre)

Les dangers des fenêtres ouvertes pour nos chats – partie 2

Il existe des systèmes de protection adaptés pour les oscillo-battant qui sécuriseront l’ouverture (grille, «passerelle» pour chat, filet,…). Si la fenêtre est entièrement ouverte, votre chat pourra vouloir attraper un oiseau et sauter dans le vide, emporté par son élan de chasseur. Une moustiquaire pourra le protéger. Concernant le balcon, sa rambarde sert souvent au chat pour jouer les funambules et les risques de chute sont également fréquents. Un filet souple à fine maille pourra être fixé tout autour du balcon pour le sécuriser. Si malgré vos précautions, votre animal chutait tout de même, il faudrait immédiatement vérifier qu’il va bien (qu’il marche normalement, qu’il soit en forme) sinon une visite rapide chez votre vétérinaire serait indispensable.

Les épillets

Les épillets sont des petits épis secondaires de graminées présents dehors en cette saison. Pouvant atteindre 2 à 3 cm de long, ils s’invitent très souvent chez les chiens, créant douleurs et infections. Leurs deux endroits de prédilection sont le canal auriculaire et l’espace interdigité. Un épillet dans l’oreille peut blesser le tympan et, s’il n’est pas retiré rapidement, provoque une terrible otite purulente. Mais ils peuvent également se loger en dessous de la troisième paupière, provoquant alors conjonctivite et ulcère cornéen. Plus rarement on les trouve fichés sous la peau grâce à leur côté pointu. Ces épillets progressent grâce aux vibrations que le chien provoque en remuant. Ils avancent toujours dans le même sens (comme pour se planter dans la terre), s’insinuant toujours plus loin dans l’oreille ou sous la peau du chien : il n’y a donc aucune chance que le chien s’en débarrasse seul. Leur retrait (nécessitant régulièrement une sédation) sera suivi d’un traitement local et parfois général.

Les inflammations du bas appareil urinaire chez le chat

L’inflammation du bas appareil urinaire chez le chat (FLUTI) est caractérisée par un ou plusieurs des symptômes suivants : mictions fréquentes, inappropriées, difficultés ou impossibilité à uriner, présence de sang dans les urines, obstruction partielle ou totale de l’urètre. Ces symptômes doivent être pris très au sérieux par le propriétaire et le chat doit être vu rapidement afin d’éviter les troubles associés (hyperkaliémie, urémie, mort). Ces pathologies urinaires apparaissent le plus souvent chez les animaux âgés de 2 à 6 ans avec une recrudescence des cas en automne et en hiver. Ces inflammations sont dues à de nombreuses causes que l’on peut diviser en deux groupes : absence ou présence de cristaux. Dans ce dernier cas, les struvites sont le plus fréquemment impliqués. La prévalence de ces inflammations est identique chez les mâles et les femelles mais on sait que les chats en surpoids sont prédisposés aux cystites.

Les interférons

Les interférons sont des éléments produits par les cellules pour communiquer entre elles mais également pour lutter contre différentes maladies. Leur action bénéfique a été remarquée chez l’homme : résistance aux infections virales en empêchant les virus de se répliquer, propriétés antitumorales, stimulation du système immunitaire. Les interférons ont dès lors été « fabriqués » en laboratoire afin de pouvoir être administrés en grandes quantités aux patients souffrant de leucémie, hépatites, mélanome, sclérose en plaque… Chez les animaux l’interféron d’origine féline peut être employé dans de nombreuses pathologies bien que son coût reste un frein majeur à son utilisation : la parvovirose du chien (« typhus »), la calicivirose et la péritonite infectieuse félines (PIF), la leucose, le sida du chat… L’interféron doit être administré le plus tôt possible dans le déroulement de la maladie par voie sous-cutanée, intraveineuse ou locale en fonction des cas et ces administrations doivent être répétées de quelques jours à plusieurs semaines en fonction de la pathologie.

Les morsures

Les plaies de morsure peuvent être qualifiées de plaies « iceberg » étant donné que même si de l’extérieur elles semblent bénignes, petites et sans conséquences, elles cachent très souvent des lésions profondes et importantes. On peut observer différentes sortes de traumatismes en fonction des dents (coupures avec les incisives, perforations avec les crocs, écrasements avec les molaires). Régulièrement on se retrouve aussi face à des décollements de la peau sur des surfaces non négligeables, pouvant amener des collections liquidiennes et des infections. Les plaies de morsures sont déjà des plaies à haut risque infectieux de par les bactéries présentes dans la bouche des animaux et de par les nécroses tissulaires qui apparaissent un peu plus tard. Ce risque infectieux est encore plus élevé quant il s’agit d’une morsure occasionnée par un chat (d’où la fréquence impressionnante d’abcès suite aux bagarres entre chats). En conclusion, si votre animal s’est fait mordre, ne vous fiez pas à l’aspect extérieur de ses blessures.

Les races canines

La sélection généalogique des races de chiens est apparue vers la fin du 19ème siècle, ce qui représente à ce jour plus de 30 générations d’élevage. Les chiens de race sont de plus en plus nombreux au sein de la population canine totale. La tendance est à l’augmentation des animaux de petite taille, très probablement liée à l’urbanisation croissante de nos sociétés. C’est en Scandinavie que l’on trouve le plus grand nombre de chiens de race par rapport à la population canine du pays (80% de chiens avec pedigree en Finlande contre 18% en Allemagne ou 2% en Thaïlande). Même si le nombre de races reconnues est assez élevé ( de 200 à 350 en fonction des fédérations), on constate que plus de la moitié des naissances provient d’une vingtaine de races seulement. En Belgique les 3 races les plus présentes sont le Berger Allemand, le Berger Belge et le Golden Retriever alors qu’au Japon il s’agit du Teckel, du Chihuahua et du Shih Tzu. (article tiré d’une étude de Franck Haymann)

Les stomato-gingivites chroniques du chat

Il est fréquent de rencontrer dans l’espèce féline des inflammations buccales à des stades plus ou moins avancés pouvant atteindre la gencive mais également les fosses pharyngées et amygdaliennes. Cette pathologie est plurifactorielle : problèmes immunitaires, virus, réaction à la plaque et aux lésions dentaires. L’infection peut en outre être favorisée par des troubles métaboliques comme le diabète ou l’insuffisance rénale. Le traitement médical utilisé seul est souvent inefficace, il doit fréquemment être complété par des extractions dentaires. Un suivi régulier est indispensable afin de contenir l’inflammation et de préserver le bien-être de l’animal.

Les syncopes

Le cerveau, en tant qu’organe de contrôle d’un grand nombre de fonctions biologiques, est prioritaire en matière de perfusion sanguine, c’est-à-dire qu’il reste alimenté par le sang le plus longtemps possible par rapport aux autres organes dont la fonction sera suspendue plus vite en cas de problème. Il faut que la pression artérielle baisse à 40 mmHg pour que l’apport en oxygène et le métabolisme du glucose dans le cerveau diminuent . La fonction cérébrale est progressivement suspendue en dessous de cette valeur. Une syncope, ou évanouissement, est une perte de connaissance spontanée, brève et réversible, due à un défaut de perfusion localisé ou généralisé du cerveau. La syncope n’est pas une maladie mais un symptôme qui peut s’observer dans de nombreuses maladies d’origine cardiaque (arythmie, anomalie congénitale…) ou extracardiaque (médicament, tumeur, hémorragie cérébrale…). (d’après M. Skrodzki)

Les vices rédhibitoires du chien

Vous venez d’acheter un chiot et vous avez un doute sur son état de santé : certaines précautions s’imposent. Si votre chiot présente des vomissements, une diarrhée, une toux ou encore une simple baisse d’énergie ne tardez pas avant de consulter votre vétérinaire car les jeunes animaux sont beaucoup plus fragiles et sont fort sensibles à de nombreux virus et bactéries. En cas de maladies faisant partie des vices rédhibitoires (par exemple la maladie de Carré, la parvovirose…), vous êtes face à un dilemme : soit vous décidez de soigner le chien car vous y êtes déjà attaché et cela est fort compréhensible ; les soins vétérinaires seront à vos frais (parfois néanmoins le vendeur est prêt à participer financièrement) et le résultat, qui dépend de nombreux facteurs, n’est pas toujours garanti. Soit vous pouvez vous faire rembourser le chiot (ou échanger selon les accords) auprès de l’éleveur ou du vendeur (un certificat du vétérinaire vous sera demandé). Lors de l’achat du chiot, n’hésitez pas à vous faire expliquer les différents cas de figure, notamment le délais de recours et à demander un contrat de garantie.

L’euthanasie

Il est souvent difficile de prendre une décision quand l’état de votre animal s’est dégradé fortement et que l’euthanasie est envisagée. Si cela fait suite à un accident ou une maladie diagnostiquée récemment, le choix est encore plus pénible à réaliser. Pourtant, quand votre vétérinaire vous conseille cette solution, il faut y songer sérieusement et essayer de faire passer le besoin de votre animal avant le vôtre. Bien sûr, un maître qui a choyé son animal pendant parfois de longues années, a toujours du mal à s’imaginer vivre sans lui mais il arrive un moment, quand l’animal souffre ou que son confort de vie ne peut plus lui être assuré, où l’euthanasie peut être la dernière preuve d’amour que vous pourrez lui donner. Quand votre décision sera prise, votre vétérinaire effectuera deux injections à votre compagnon: la première pour l’endormir, et la seconde pour provoquer un arrêt cardiaque. Le choix de rester ou non jusqu’à la dernière injection dépendra de votre sensibilité. Cette résolution difficile sera légèrement atténuée par le soulagement d’avoir pu soutenir votre animal en lui permettant de partir dignement et en paix.

Mon chien a mauvaise haleine

Les causes les plus fréquentes d’halitose (mauvaise haleine) sont sans aucun doute le tartre et les maladies parodontales qu’on retrouve chez de nombreux chiens. Pour contrer cela, la prévention est très efficace ; les croquettes ont un effet abrasif sur les dents, les dentifrices pour chiens sont bien utiles mais nécessitent une bonne coopération de la part de votre animal. Il existe aussi des lamelles dites enzymatiques et qui peuvent remplacer le dentifrice. Ces conseils sont applicables à toutes les races de chien, mais d’autant plus aux chiens prédisposés à la plaque dentaire et au tartre, à savoir les petites races (caniche, yorkshire, bichon…). Vous devez également être régulier dans les soins, plusieurs fois par semaine, voire tous les jours. Une plaque brune en dépôt sur les dents, des gencives rouges, des dents qui balancent ou qui tombent… il est trop tard pour faire de la prévention. A ce stade, une visite chez votre vétérinaire s’impose, il vous proposera certainement un détartrage, acte de routine devant être effectué sous sédation (légère anesthésie). Attention néanmoins, une mauvaise haleine peut également signer une maladie beaucoup plus grave, comme une atteinte rénale ou un diabète.

L’hypothyroïdie canine

L’hypothyroïdie canine est une maladie qui atteint les chiens âgés en moyenne de 8 ans (excepté lors de problème congénital). Certaines races sont prédisposées à développer cette pathologie comme le labrador, le teckel, le doberman, le caniche… Le diagnostic de certitude est assez complexe à obtenir et doit reposer sur les symptômes, l’historique et les analyses de laboratoire. Le plus fréquemment on est face à des symptômes cutanés : alopécie (perte de poils) symétrique et non prurigineuse, hyperpigmentation, squames, otites externes chroniques… Les symptômes généraux sont très variables et vont d’un anoestrus prolongé (pas de chaleurs) à des troubles neuromusculaires en passant par de l’agressivité. De nombreuses maladies ainsi que des médicaments peuvent avoir comme effet secondaire d’abaisser les taux d’hormones thyroïdiennes d’où la réelle difficulté du diagnostic (phénobarbital, gestation, maladie de Cushing, diabète…).

L’insuffisance pancréatique exocrine

L’insuffisance pancréatique exocrine (EPI) est une affection assez fréquente chez le chien mais plutôt rare chez le chat. Elle fait suite à une absence totale ou partielle de la sécrétion des enzymes digestives pancréatiques. Cette pathologie chez le chien est le plus souvent secondaire à une atrophie du pancréas d’origine indéterminée ou parfois suite à une pancréatite chronique ou une tumeur du pancréas. Les symptômes sont un animal très maigre malgré un appétit normal voire augmenté, des poils ternes et cassants et des matières fécales très volumineuses et plus ou moins diarrhéiques. Les effets secondaires sont généralement une carence nutritionnelle, une invasion bactérienne de l’intestin et parfois un diabète sucré. Le diagnostic de cette pathologie ne peut être posé que suite à des tests sanguins réalisés par votre vétérinaire. Le traitement consiste, entre autres, à apporter à l’animal des extraits de pancréas, des vitamines et une alimentation adaptée.

L’insuffisance rénale

Les reins ont la tâche importante de filtrer le sang de ses déchets et d’éliminer ceux-ci dans les urines. S’ils fonctionnent mal comme lors de l’insuffisance rénale chronique du vieux chien ou du chat, le volume urinaire peut augmenter, alors que les urines seront plus claires. Les déchets, en quantité plus faible dans les urines, commencent à stagner dans le corps. Une augmentation de certains déchets dans le sang est significative d’une maladie rénale. L’animal peut se mettre à boire plus. Les problèmes rénaux doivent rapidement être pris en charge par un spécialiste, un traitement d’urgence et un autre au long cours seront sans doute entrepris. Dans les cas avancés, l’animal est déshydraté, les gencives peuvent être pâles, et des ulcères (plaies superficielles) sont parfois présents sur la langue. Si l’animal, grâce au traitement, récupère un état de santé normal, un régime alimentaire spécifique à vie est indispensable pour retarder l’évolution de la maladie. Les symptômes de l’insuffisance rénale nous indiquent que les reins sont déjà fortement atteints et cela de manière irréversible. La meilleure façon d’augmenter la durée de vie de votre animal est de faire un détection précoce de la maladie. Une analyse d’urine et une prise de sang donnent déjà de précieuses informations.

L’othématome

L’othématome ou hématome de l’oreille apparait rapidement chez un chien ou un chat, suite à un choc sur l’oreille. La plupart du temps c’est l’animal qui s’est lui-même blessé, en se secouant énergiquement la tête ou en se grattant fortement, suite à des démangeaisons. S’ensuit alors une rupture de micro-vaisseaux sanguins situés entre les deux feuillets qui composent l’oreille. L’espace situé entre ces deux feuillets se remplit alors de sang, ce qui donne à l’oreille l’aspect d’un petit ballon. Si cette affection n’est pas traitée rapidement, l’hématome va se résorber en entrainant un épaississement des parois de l’oreille, donnant à celle-ci un aspect flétri. Une intervention chirurgicale réalisée par votre vétérinaire évitera ce phénomène et permettra à votre compagnon de récupérer une oreille normale. Dans un premier temps, le praticien va drainer le sang contenu dans l’hématome, puis il va suturer, en plusieurs points, les deux feuillets de l’oreille pour la «recoller». Il faudra évidemment traiter la cause primaire des démangeaisons (otite bactérienne ou parasitaire,…) et ce afin de soulage l’animal et d’éviter une récidive de l’othématome.

Mon chat ne sort pas

De nombreux propriétaires n’imaginent pas que leur chat d’appartement nécessite d’être vacciné puisqu’il n’est en contact avec aucun chat de l’extérieur. Et pourtant les spécialistes de la médecine féline (European Advisory Board on Cat Diseases) ont classé certains vaccins comme étant essentiels à TOUS les chats, y compris ceux vivant à l’intérieur. Il s’agit des vaccins contre la panleucopénie féline, plus connue sous le nom de typhus, ainsi que contre le calicivirus et l’herpèsvirus, responsables du coryza. En ce qui concerne le vermifuge, la fréquence d’administration varie de celle des chats vivant en partie à l’extérieur. Ces derniers nécessitent d’être vermifugés tous les 3 mois (voire tous les mois s’ils sont de grands chasseurs) tandis que le chat d’intérieur ne sera vermifugé que deux fois par an.

Mon chien âgé tousse

« Mon petit chien âgé tousse ». Nous avons ici deux informations : premièrement votre chien est de petite taille, faisant partie de ce que l’on appelle communément les races Toys, (Yorkshire, Pinscher, Caniche nain, Bichon, Whestie,…) et deuxièmement, il est âgé (7-8 ans et plus). Deux pathologies fréquentes peuvent être incriminées. Si votre chien tousse sans raison, il est peut-être victime d’un flaccidité de la trachée. Celle-ci devenue molle offre une plus grande résistance au passage de l’air, particulièrement lors de l’effort. En effet, pendant l’activité sportive, l’air passant à toute vitesse entre la gorge et le poumon déforme la trachée en réduisant son diamètre. Une trachée flasque peut être diagnostiquée par simple radiographie chez votre vétérinaire. Si votre chien tousse non seulement pendant le sport mais aussi en période d’excitation (quand il vous « fait la fête » par exemple), ou en période de stress, on pensera plutôt à une insuffisance cardiaque et on qualifiera la toux de cardiaque. Il est nécessaire de traiter une toux cardiaque si vous voulez augmenter la durée de vie de votre compagnon à poil. La différence entre ces deux pathologies et d’autres ne peuvent être établies que par votre vétérinaire.

Protégez votre animal de la chaleur

La chaleur peut être fatale pour nos animaux de compagnie. A cause de leur fourrure et de leur métabolisme différent du nôtre, nos compagnons régulent plus difficilement que nous leur température interne (ils ne transpirent pas) et sont donc plus exposés aux «coups de chaleur». Pour les aider à supporter des températures importantes, il faut bien sûr éviter de les laisser en plein soleil ou derrière une fenêtre. Pour les animaux en cage, il faudra leur aménager au moins un espace à l’ombre et au frais si leur cage n’est pas transportable, tout en évitant les courants d’airs. De l’eau fraîche (mais pas glacée!) et propre devra toujours être à leur disposition, vous pourrez aussi leur passer un gant humide sur le corps pour les rafraichir. Pour les chiens, n’oubliez pas qu’ils marchent «à pieds nus» sur des sols qui peuvent parfois être brûlants, évitez donc de les sortir sur le bitume pendant les moments les plus chauds de la journée!

Que faire de mon animal de compagnie pendant les vacances? (Partie 1)

Quel que soit votre animal de compagnie, il existe plusieurs solutions pour le faire garder pendant vos vacances si vous ne pouvez/voulez l’emmener avec vous: s’il s’agit d’un petit animal en cage (rongeurs, lapin,…), il sera facile de le placer temporairement chez une personne de confiance. Dans le cas d’un oiseau, de poissons ou d’un animal qui nécessite une cage plus grande ou difficile à déplacer (chinchilla par exemple), le plus simple sera de faire venir régulièrement une personne à votre domicile. Dans le cas d’un chien ou d’un chat, il existe des pensions, voire des hôtels qui pourront les accueillir (veuillez vous informer sur les vaccinations ou exigences spécifiques au lieu d’accueil)... (à suivre)

Que faire de mon animal de compagnie pendant les vacances? (Partie 2)

Pensez à réserver votre place longtemps à l’avance car ces structures sont souvent complètes pendant les vacances scolaires! Il existe aussi, via des associations notamment, des possibilités de placement en famille d’accueil. D’autres associations proposent de venir nourrir et soigner votre animal plusieurs fois par jour, afin qu’il puisse rester dans son environnement habituel. Enfin, l’échange de maison peut être une bonne solution si vous précisez que vous avez des animaux à soigner dans le contrat. Bonnes vacances!

Un animal pour cadeau

Il pourrait être tentant, en passant devant la vitrine d’une animalerie ou en tombant sur une annonce sur l\'Internet, de vouloir offrir à une personne de votre entourage -adulte ou enfant- un animal de compagnie. Cette idée n’est pourtant pas très bonne si vous ne savez pas ce que le destinataire du «cadeau vivant» en pense! Un animal, même en cage, est une responsabilité qu’il faudra assumer pendant plusieurs années. Son entretien et ses soins quotidiens nécessiteront un investissement en temps et en argent, ainsi que divers aménagements dans la vie du futur maître et de sa famille (vétérinaire, alimentation, matériel, vacances,…). De plus, même si la personne à qui vous pensez faire plaisir souhaite depuis longtemps acquérir un animal, elle a peut-être une idée précise du compagnon qu’elle souhaite adopter (race, couleur, sexe) et vous risquez de la décevoir. Offrir un tel «cadeau» à un enfant est également assez risqué car l’animal n’est pas un jouet et si l’enfant venait à s’en lasser, ce sont bien évidemment les parents qui devraient prendre le relais pour ce qu’ils pourraient considérer comme des «corvées» (promenade pour un chien, changement de litière pour un chat ou un NAC) et tant l’animal que la famille entière en souffriraient.

Un chien seul dans la voiture

On ne le répètera jamais assez: il ne faut JAMAIS laisser son animal seul dans la voiture, même pour quelques minutes! En été, chaque année, des chiens sont retrouvés morts ou sont évacués de justesse par les services de l’ordre. Trop de propriétaires laissent encore leur chien «à l’ombre» (avec ou sans fenêtre ouverte) dans leur voiture en leur absence, le plus souvent sans eau, en oubliant que les températures peuvent varier de manière importante d’un moment à l’autre, et que l’habitacle de la voiture peut devenir rapidement une vraie fournaise! Un véhicule garé à l’ombre peut voir sa température intérieure dépasser de 11° la température extérieure! Au soleil, quand il fait 22° dehors, il peut faire jusqu\'à 47° à l’intérieur de l\'habitacle. Contrairement à l’homme, le chien ne régule par sa température corporelle à l’aide de glandes sudoripares, mais avec sa langue (en haletant) et ce système est assez peu efficace. Si la température corporelle du chien atteint les 41° (au lieu de 38.5°), des lésions graves sont inévitables: coups de chaleur, déshydratation sévère, coma ou mort. En résumé, si vous ne pouvez emmener votre chien avec vous, laissez-le plutôt à la maison, au frais et avec une gamelle d’eau fraiche à sa disposition, et évitez également de le laisser dans une véranda! (d’après http://mydogiscool.com/)

Voyager avec son chat

Voyager avec votre chat n’est pas toujours facile? Tout d’abord sachez qu’une cage de transport (qui ferme correctement !) est essentielle pour la sécurité de votre animal, ainsi que pour la vôtre. Il est préférable de la proposer au chat en dehors des moments de voyage, en y disposant de la nourriture par exemple, afin que votre compagnon ne l’assimile pas qu’à des moments désagréables. Nettoyez votre cage après chaque utilisation, afin d’effacer les traces hormonales laissées par les coussinets de votre chat, en réponse au stress (un nettoyage au vinaigre blanc suffit). Vous pouvez également laisser son coussin ou un tissu familier dans le transporteur pour rassurer votre animal. Lors du voyage, il faut que votre ami puisse voir dehors (surélevez-le au besoin), pour lui éviter le mal des transports. Pour finir, vous trouverez chez votre vétérinaire du spray apaisant, le Feliway®, à asperger 1/2h avant de mettre le chat dans sa cage. Bon voyage!

Elevage occasionnel

Début mai 2017, le Gouvernement wallon a adopté le projet d’arrêté déterminant les conditions d’agrément pour l’élevage dit « occasionnel ». Ces élevages correspondent aux éleveurs qui commercialisent au maximum deux portées de chiens ou de chats par an, issues de leur propre élevage. Dès l’entrée en vigueur du texte, tout particulier, s’il souhaite faire de la reproduction à concurrence de deux portées par an maximum et commercialiser ces portées, devra solliciter un agrément comme éleveur occasionnel. Cet agrément est un préalable obligatoire. Le but est de développer un cadre juridique adapté aux élevages occasionnels afin de protéger les animaux de compagnie en s’assurant de leur bien-être au sein de ces élevages tout en permettant de ne pas pénaliser les petits éleveurs wallons de chiens et de chats au regard des mesures prises en matière de publicité ou de stérilisation. Cet agrément permettra également de protéger les acquéreurs en leur assurant une traçabilité lors de l'achat de leur animal et ainsi participer à lutter contre certains trafics. Source : diantonio.wallonie.be

A propos de nous

Situé à l'ancien hôtel Beau Séjour, à côté du nouveau Delhaize et de la pompe GULF.

Adresse

Cabinet Vétérinaire Beau Séjour - Wiltz Rue du Dix Septembre 21 Wiltz

Email

veterinairebeausejour@gmail.com