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Comment appliquer correctement un produit antiparasitaire en spot-on

Il est tout d’abord très important de choisir le produit adapté au poids de l’animal, différentes catégories existent. En fonction du produit et du poids de l’animal, il sera ou non nécessaire de vider l’applicateur en un ou plusieurs endroit(s). Si un seul point de contact avec l’antiparasitaire est suffisant, on choisira l’espace situé entre les omoplates. Si plusieurs points de contact sont requis, ils seront tous situés sur la ligne du dos, au niveau des vertèbres. La technique reste toutefois identique : il faut écarter les poils à l’endroit choisi jusqu’à ce que la peau soit visible. Déverser le contenu de la pipette et LAISSER AGIR SANS FROTTER. Eviter ensuite de caresser votre animal à l’endroit d’application durant quelques heures. De nombreux propriétaires frottent pour « faire pénétrer », ce qui a en réalité comme conséquence de diminuer la quantité de produit qui va pouvoir agir. Il ne faut donc absolument pas toucher l’antiparasitaire après application. Pour ce qui est de l’utilisation d’un shampoing avant ou après l’application les délais varient en fonction des marques, il est donc préférable de consulter la notice.

En vacances dans le Sud

Si vous partez en vacances vers le Sud avec votre animal (France, Italie, Espagne…) vous devez savoir que certaines maladies inconnues chez nous sont bien présentes là-bas. Les plus fréquentes sont dues à des parasites transmis par des tiques (pour la piroplasmose) ou des moustiques (pour la leishmaniose et la dirofilariose). La leishmaniose chez les chiens se distribue dans de nombreux organes et donne un panel de symptômes très différents après une incubation de 3 mois à plusieurs années. La prévention passe par les produits répulsifs contre les phlébotomes (collier ou pipette) et les sorties limitées dès la tombée de la nuit. Dans la dirofilariose, qui concerne les chiens et les chats, des larves du parasite migrent dans le sang jusqu’à atteindre les artères pulmonaires et le cœur après plus ou moins 3 mois. On observe de la dyspnée, de la toux, des syncopes… La prévention est basée sur la prise de médicament le jour du retour et le mois qui suit. La piroplasmose provoque chez les chiens une destruction des globules rouges après quelques jours avec comme conséquences des muqueuses pâles, de l’hyperthermie, de l’abattement. Le traitement anti-tiques est de rigueur pour éviter la contamination. Demandez conseil à votre vétérinaire pour une bonne prévention.

Géographie

Nos animaux ne risquent pas les mêmes problèmes d’un bout à l’autre de la planète. Pas besoin de parcourir des milliers de kilomètres pour déjà apercevoir des différences. En Belgique nous avons la pluie, le froid, la grisaille mais en France ils ont les chenilles processionnaires (créant d’épouvantables lésions urticantes pouvant nécroser), la Leishmaniose (maladie due à un parasite transmis par des moustiques), la Dirofilariose (le ver du cœur)… Certaines maladies ont des régions géographiques de prédilection : par exemple la piroplasmose est très fréquente dans le Nord-Pas de Calais, la Champagne, autour de Bordeaux… (remarque : ce parasite est apparu dans nos régions il y a quelques années), les vipères font de gros dégâts dans les régions plus chaudes, Poitier a son Futuroscope mais également un « nid » de leptospiroses. C’est pourquoi quand vous voyagez, n’hésitez pas à demander à votre vétérinaire s’il y a des précautions à prendre en fonction des endroits où vous vous rendez et si votre animal est malade au retour d’un périple, signalez- le. Par exemple dans le pourtour méditerranéen, la Leishmaniose sévit mais la prévention est possible par la mise en place sur le chien d’un collier répulsif contre les moustiques ou d’une pipette antiparasitaire spéciale.

La biologie de la puce(première partie)

Les œufs de puce sont blancs, arrondis aux extrémités et d’une longueur de 0.5 mm. Après de 1 à 10 jours (en fonction de la température et de l’humidité), les œufs éclosent et les larves apparaissent, blanches également, couvertes de petits poils et mesurant de 2 à 5 mm. Les larves se nourrissent des déjections des puces adultes, des œufs ou d’autres débris organiques présents dans leur environnement et s’assombrissent. Les larves sont très sensibles à la chaleur et à la dessiccation, elles évitent d’être exposées directement à la lumière du soleil et recherchent un endroit sombre et humide. Cet endroit doit être fréquenté par l’hôte de la puce (chien, chat) puisque la larve se nourrit principalement des matières fécales de la puce adulte.

La biologie de la puce Ctenocephalides felis (deuxième partie)

La larve produit un cocon dans lequel elle va subir la pupation. Ce cocon se retrouve sur les sols, les tapis, en dessous des meubles, dans l’endroit de couchage des animaux. A une température de 27°C et une humidité relative de 80%, il faut approximativement 5 jours à la puce pour commencer à émerger avec un pic d’émergence à 8-9 jours. L’adulte qui va émerger du cocon peut être stimulé pour sortir par une pression physique, du dioxyde de carbone et par la chaleur. Si dans son cocon le « pré-adulte » ne reçoit aucun de ces stimuli, il peut attendre plusieurs semaines voir plusieurs mois. Le cycle complet de la puce peut prendre de 12 à 174 jours, en fonction de la température et de l’humidité de l’environnement. Dans nos maisons, la plupart des puces terminent leur cycle en 3 à 8 semaines. La nouvelle puce adulte peut attendre plusieurs jours avant de prendre son premier repas si aucun animal n’est disponible immédiatement.

La biologie de la puce Ctenocephalides felis (3ème partie)

De nombreux animaux à sang chaud peuvent héberger la puce (volaille, différents rongeurs, bétail, furets…) en plus de nos animaux domestiques. C. felis n’étant pas très résistante au froid, on suppose qu’elle survit durant l’hiver sur les animaux non traités sous sa forme adulte et dans un environnement protégé du froid sous sa forme « pré-adulte ». Une fois arrivée sur son hôte, elle prend son repas (le sang de l’hôte) en moins de 5 minutes puis s’accouple. La femelle commence sa production d’œufs dans les 24 à 36 heures après son premier repas. Les œufs sont laissés sur les poils mais comme ils ne sont pas adhérents, ils tombent rapidement. La puce est très féconde, elle peut produire jusqu’à 50 œufs par jour. Pour être capable de soutenir un tel rythme, elle consomme énormément de sang chaque jour, jusqu’à 15 fois son propre poids. Elle élimine de grandes quantités de sang non ou partiellement digéré qui va sécher et former de petits rouleaux ou cylindres noirs-rouges que l’on peut aisément trouver dans les poils de l’animal

La biologie de la puce (partie4)

L’activité de léchage et de grattage de l’animal infesté va jouer un grand rôle dans la survie et la longévité de la puce. Quand les puces sont « délogées », seul un nombre restreint est capable de passer sur un autre animal : de 2 à 15% quand les animaux sont dans la même cage et de 3 à 8% quand les animaux cohabitent sans contact physique entre eux. Si la puce est laissée dans l’environnement après avoir vécu sur son hôte, elle meurt assez rapidement, en général en 1 à 4 jour(s). Les puces quittent donc très rarement leur hôte de façon volontaire et toutes leurs activités (reproduction et alimentation) se déroulent sur l’animal. En raison de ces particularités biologiques, il est bien plus probable que les infestations de puces soient dues à des adultes émergents ayant supporté le développement des différents stades (œuf, larve, pupe) dans un environnement adéquat plutôt qu’à la transmission des puces adultes directement d’un animal à l’autre. (d’après B.L.Blagburn et M.W. Dryden)

La démodécie canine

La démodécie canine est une maladie parasitaire cutanée due à un acarien, « Demodex canis » principalement, qui, en temps normal, est un hôte non pathogène de la peau (à peu près 50% des chiens adultes en sont porteurs et restent sains). La maladie est due à la multiplication excessive de ce parasite suite à une immunodéficience du chien (héréditaire ou acquise, par exemple suite à un diabète sucré, un syndrome de Cushing, une prise trop importante de glucocorticoïdes…). De nombreuses races sont prédisposées: American Staffordshire, Jack Russell, Cavalier King Charles, Bouledogue français… Cette maladie n’est contagieuse que de la mère à ses chiots durant leurs premiers jours de vie. Le diagnostic de cette parasitose est malaisé car elle peut revêtir de très nombreux aspects et des examens complémentaires sont indispensables. Le traitement est quant à lui extrêmement long (plusieurs mois).

La fréquence de vermifugation

De nombreux propriétaires vermifugent consciencieusement leur chiot ou leur chaton tant que celui-ci est jeune mais pensent, à tord, qu’il n’est plus nécessaire de traiter les animaux adultes. Le schéma de vermifugation reconnu par les spécialistes est le suivant : tous les 15 jours les 2 premiers mois de la vie puis 1 fois par mois jusqu’aux 6 mois du chiot ou du chaton. Ensuite la fréquence varie en fonction de l’espèce et du mode de vie. Les chiens ont besoin d’un vermifuge tous les deux mois jusqu’à leur 1 an puis tous les 6 mois le reste de leur vie SAUF s’ils sont en contact avec des enfants de moins de 8 ans dans quel cas il est impératif de leur administrer leur comprimé tous les 3 mois. Les chats, eux, sont beaucoup plus susceptibles de s’infecter et tous les animaux doivent recevoir leur vermifuge tous les 3 mois (sauf les chats vivant exclusivement à l’intérieur : 2 fois par an). Si votre chat est un grand chasseur vous pouvez même envisager de le traiter chaque mois. Attention au vermifuge utilisé, tous ceux que vous pouvez trouver ne traitent pas nécessairement l’entièreté des vers de votre compagnon, mieux vaut vous renseigner auprès de votre vétérinaire.

La gale auriculaire

La gale auriculaire du chat et du chien est due à un acarien microscopique de la famille des psoroptidés, appelé Otodectes cynotis. C’est LA gale du chien et du chat et elle est responsable de ce que l’on appelle l’otite parasitaire. Les symptômes sont un prurit au niveau des oreilles (les plaies autour du pavillon sont fréquentes ; elles sont dues aux griffes des animaux cherchant à se soulager et non pas aux acariens) et un cérumen foncé odoriférant. Le diagnostic de certitude ne peut être posé que suite à un examen du contenu auriculaire à l’aide d’un microscope qui permet la visualisation des acariens et de leurs œufs (d’autres otites peuvent provoquer l’apparition de cérumen foncé). Les agents de gale auriculaire se différencient des autres acariens, les tiques, par leur statut d’hôte permanent et obligatoire de l’animal : ils y passent leur vie et meurent s’ils s’en éloignent. Le traitement est long mais très efficace. L’idéal est souvent de combiner des pipettes anti gale et le nettoyage des oreilles pendant 2 à 3 semaines. Les chatons sont les plus souvent parasités. Cette gale n’est pas contagieuse à l’homme.

La giardiose contagieuse à l’homme

La giardiose est due au protozoaire Giardia sp., petit organisme unicellulaire. Les animaux et l’homme s’infectent par l’ingestion de kystes, éliminés par des animaux infectés, qui vont se loger dans l’intestin grêle, bien que chez l’homme occasionnellement, le protozoaire puisse remonter via le canal biliaire pour causer des troubles hépatiques. Les symptômes varient d’une diarrhée légère à sévère, intermittente à persistante. . Le diagnostic repose sur la recherche de kystes ou de protéines spécifiques dans les matières fécales. Le traitement peut être assez difficile car certains protozoaires ont développé une résistance aux médicaments, une maladie concomitante ou une immunodéficience de l’hôte peut interférer avec la guérison, la réinfection est aisée puisque les kystes sont peu sensibles aux variations de l’environnement et qu’il en faut peu pour obtenir une nouvelle infection. Au contraire des ookystes de la Toxoplasmose qui ont besoin de rester 48h à l’air libre avant de devenir infectieux, les kystes de Giardia sont immédiatement « dangereux » et c’est pourquoi ils représentent un risque non négligeable de zoonose. Chez l’homme, les symptômes les plus sévères sont observés généralement chez les individus immunodéficients.

La leishmaniose

Si vous partez en vacances avec votre chien autour du bassin méditerranéen et en particulier dans le sud de la France, il est très important de vérifier que le traitement antiparasitaire externe que vous utilisez est également efficace contre les phlébotomes (« sand fly »), petit moustique qui transmet la Leishmaniose. La leishmania est un parasite du sang et des tissus qui peut provoquer de nombreux troubles, de l’affection asymptomatique à l’insuffisance rénale grave entraînant la mort en quelques semaines en passant par des lésions cutanées ou nerveuses. L’incubation est très longue (minimum 3 mois). Le diagnostic repose sur la clinique et des analyses de laboratoire (prise de sang, cytologie). N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre vétérinaire.

La piroplasmose canine

Il y a encore peu de temps, la piroplasmose était une maladie dont on ne parlait pas ici mais bien en France. A présent, les tiques responsables de la transmission de ce minuscule parasite sont arrivés chez nous. Les tiques font partie de la famille des Ixodides et le parasite est appelé Babesia. L’espèce parmi nos animaux domestiques la plus réceptive est la vache, suivie du chien et du cheval. Il existe de nombreuses espèces de Babesia mais elles sont chacune bien spécifique à un type d’animal. La tique infectée par le sang d’un animal atteint peut en contaminer un autre via sa salive lorsqu’elle se fixe sur celui-ci afin de prendre son repas (la tique se nourrit de sang). Cette contamination ne peut avoir lieu que 48 h après la fixation c’est pourquoi il est important de prévenir l’infestation par les tiques et de retirer celles-ci de votre chien avant 2 jours. Les parasites, une fois inoculés dans le sang de votre compagnon, vont pénétrer dans ses globules rouges et après quelques transformations vont les lyser (les faire « exploser »), entraînant de nombreux symptômes (anémie, ictère, urine foncée, hyperthermie…) allant jusqu’à la mort assez rapidement. Malheureusement, malgré un diagnostic de certitude et un traitement approprié, l’issue n’est pas toujours favorable. Il s’agit d’un maladie encore rare chez nous mais très dangereuse et pour laquelle existent des moyens de prévention (traitements anti tiques, vaccins).

La toxoplasmose et la femme enceinte

La toxoplasmose est due à un parasite, Toxoplasma gondii, très peu pathogène pour l’homme excepté pour les sidéens et les femmes enceintes non immunisées (c’est à dire qui n’ont pas encore été en contact avec le parasite et n’ont pas développé d’anticorps). Le risque est surtout important pour le fœtus (avortement, lésions rétiniennes, encéphaliques… en fonction du moment de l’infection durant la grossesse). Malheureusement on conseille souvent à la femme enceinte de se débarrasser de son chat sur base de renseignements erronés. En effet la transmission n’a pas lieu par griffure ! Cette maladie est transmise à l’homme par ingestion des « œufs éclos » présents dans les matières fécales des chats ou par ingestion d’un stade intermédiaire du parasite présent quant à lui dans la viande mal cuite ou crue (de tous les mammifères : cochon, vache, mouton…) ou le lait de chèvre. Les « œufs » deviennent dangereux 3 jours après émission dans les matières fécales, à température ambiante. La prophylaxie consiste donc à éviter la viande crue et le lait de chèvre, à vider la litière du chat tous les jours et avec des gants, à jardiner avec des gants (contamination de la terre par les matières fécales) et à très bien laver tous les légumes. Prévention • Vermifuger régulièrement votre chat (tous les 2 mois) • Eviter la viande crue et le lait de chèvre • Eviter de l’embrasser et se laver les mains après l’avoir caressé • Vider la litière tous les jours avec des gants (les œufs deviennent dangereux 3 jours après émission dans les matières fécales, à température ambiante) • Jardiner avec des gants (contamination de la terre par les matières fécales) • Laver tous les fruits et légumes

La vermifugation

La vermifugation (traitement contre les vers ) de votre chien et de votre chat est un acte banal très important. Il se réalise par administration de comprimés, par injection ou, dans certains cas, par l’apposition d’une pipette sur le dos. Très souvent, les propriétaires pensent à vermifuger leur animal lors de l’adoption mais abandonnent vite la pratique. Pour les jeunes carnivores une vermifugation tous les mois jusqu’à l’âge de 6 mois est indispensable. Après, un vermifuge régulier doit être administré à une fréquence qui peut varier d’un animal à l’autre en fonction de son mode de vie (animal d’appartement, vivant à la campagne…) et de la présence ou non d’enfants à la maison. En effet, certains vers sont transmissibles à l’homme. On se contamine en avalant les œufs présents dans les matières fécales ou déposés par l’animal sur son poil lors de sa toilette : évidemment le risque de contamination est plus grand chez l’enfant qui fait moins attention et se lave moins souvent les mains. On conseille de vermifuger les chiens et les chats adultes entre 2 et 4 fois par an. Certains vermifuges ne sont pas efficaces contre tous les vers, mieux vaut vous renseigner auprès de votre vétérinaire afin d’offrir à votre animal un traitement adapté à son cas et à son poids !

Le parasite Toxocara canis

Les parasites du genre Toxocara sont les parasites les plus fréquents du chat et du chien en Belgique. Toxocara canis est très courant chez le chien. Quand les chiens ont moins de trois mois (mais les adultes immunodéprimés sont aussi concernés), les parasites suivent un cycle appelé \"entéro-pneumo-trachéo-entéral\" c\'est-à-dire qu\'ils se retrouvent, après ingestion par le chien, sous forme d\'oeufs dans les intestins, effectuent un trajet sous forme de larves dans le foie, , les poumons, la trachée pour finir à nouveau sous forme d\'adultes dans les intestins. De nouveaux oeufs sont alors émis dans les matières fécales, permettant l\'infestation d\'autres chiens, de petits rongeurs et de l\'enfant éventuellement. Lors de leur passage dans la trachée, les larves peuvent provoquer du jetage, de la toux alors que les adultes dans l\'intestin sont responsables de déficits enzymatiques, de malabsorption, de diarrhée, de retard de croissance...Chez l\'enfant, l\'hyperéosinophilie (augmentation de certains globules blancs) est souvent le seul symptôme mais parfois, la larve peut aussi migrer dans l\'oeil et créer une forte réaction inflammatoire provoquant des troubles oculaires très sérieux. Pensez à bien vermifuger vos chiots et vos chiens.

Les agents de teigne

Les agents de teigne, appelés dermatophytes, sont les seuls champignons contagieux. Ils sont kératinophiles, c’est-à-dire qu’ils se limitent à la peau, aux poils et aux ongles. Ces champignons fuient la réponse inflammatoire induite par leur présence, c’est pourquoi ils se déplacent de manière centrifuge vers les tissus périphériques encore sains. La perte de poils qui résulte de l’infection guérit donc au centre et présente de l’inflammation en périphérie. Ces champignons ne peuvent survivre en présence d’une réaction inflammatoire forte : l’autoguérison, lente, aura lieu quand le champignon aura été rattrapé par l’inflammation. En principe, un dermatophyte bien adapté à son hôte induit peu ou pas d’inflammation et peut survivre longtemps sans provoquer de symptôme : les hôtes sont alors appelés « porteurs sains ».

Les aoûtats

Les aoûtats sont des acariens agents de gale qui restent à la surface de la peau, au contraire d’autres acariens comme le démodex, le sarcopte… qui eux rentrent dans les follicules pileux ou l’épiderme. L’aoûtat, appelé aussi lepte d’automne ou vendangeon fait partie de la famille des thrombiculidés. C’est un parasite intermittent de l’animal c’est-à-dire qu\'il est saisonnier: de la fin de l’été jusqu’aux premières gelées. Il n’est parasite que lors de son stade larvaire, les autres stades de son développement ont lieu en dehors de la peau de l’animal. On le retrouve au niveau des plis cutanés, en particulier entre les doigts, sous forme de petits amas oranges. Il aime aussi se loger au niveau de l\'ombilic, de la duplicature de l\'oreille ainsi que près du scrotum et de la vulve. Ces larves provoquent d\'intenses démangeaisons chez l\'animal. Il n\'existe aucun traitement rémanent (longue action) ou répulsif contre elles. Pour soulager votre compagnon, il vous faudra utiliser localement un produit antiparasitaire spécifique (en spray ou pommade) une à deux fois par semaine et ce jusque fin septembre.

Les puces, même en hiver

Certains animaux (chiens et chats) ne nécessitent un traitement anti-puces que durant les mois les plus « chauds » de l’année, d’avril à octobre. D’autres par contre vous ramènent des puces à la maison même en hiver. Cela dépend de leur mode de vie, de leurs «fréquentations», de leur environnement mais aussi des traitements qui leur ont été administrés auparavant. Certains produits sont efficaces uniquement contre les puces adultes alors que d’autres éliminent en plus les stades « adolescents » disséminés dans votre intérieur. Il est de loin préférable d’utiliser ces derniers car les puces adultes ne représentent que 5% de la population parasitaire totale et si vous ne combattez qu’elles, il reste donc 95 % de la population regroupant les trois stades immatures, à savoir: les œufs, les larves et les nymphes. Attention aux idées reçues: les animaux qui ne sortent pas du tout peuvent également être infestés.

Les tiques – partie 1

Les tiques font partie de l’ordre des acariens et sont des parasites de nos animaux domestiques. Attachée à l’hôte par ses pièces buccales, la tique prélève son repas sanguin durant plusieurs jours puis se laisse tomber dans la nature pour pondre ses œufs. En Belgique, le climat doux et humide est au goût des tiques (le printemps et l’automne étant les saisons propices). Par contre les tiques supportent mal le gel de l’hiver et la sécheresse de l’été. En plus d’être un parasite, la tique peut transmettre, via son injection de salive, des maladies comme la piroplasmose ou la maladie de Lyme (borreliose). L’acteur de la piroplasmose est un protozoaire (être unicellulaire microscopique) et parmi les symptômes de la maladie on distinguera une hyperthermie, un abattement et dans les cas avancés, une urine couleur café au lait… (à suivre)

Les tiques – partie 2

La maladie de Lyme, quant-à elle, est due à une bactérie qui provoque des douleurs articulaires, de la fièvre et de l’abattement. Ces deux maladies peuvent être mortelles si elles ne sont pas traitées. Pour retirer une tique, il existe des crochets très appropriés, qui permettent de « dévisser » la tique et de la retirer dans son entièreté. On évite ainsi de laisser une partie de la tête provoquant un infection localisée. Il est conseillé de ne pas tuer la tique avant enlèvement. En effet, l’éther utilisée pour endormir la tique motiverait l’injection de salive.

Les vers du chien contagieux pour l’homme, dans nos régions

Le chien est l’hôte de nombreux vers responsables de désagréments pour lui (diarrhée, pneumonie, prurit anal…) : Echinococcus, Dipylidium, Uncinaria, Strongyloïde, Toxocara. Cette raison à elle seule est suffisante pour décider de vermifuger son chien au moins 2 fois par an. Une raison complémentaire est que certains vers sont transmissibles à l’homme et susceptibles de causer de graves dégâts. Par exemple l’Echinococcose du chien (contaminé par ingestion de carcasse de vache ou de porc) peut provoquer chez l’homme des troubles pulmonaires, rénaux, cérébraux (l’Echinococcose du renard est particulièrement dangereuse aussi c’est pourquoi il est conseillé de ne pas toucher aux cadavres des renards dans les bois). Un autre ver peut s’avérer hautement pathogène : Toxocara canis, un ver rond qui, ingéré par l’homme, peut ne poser aucun problème mais peut aussi malheureusement provoquer des allergies ou de très graves lésions au niveau de la rétine (œil). Les enfants sont particulièrement sensibles. L’infestation de l’homme se fait par ingestion des œufs contenus dans les matières fécales. N’hésitez pas quand vous avez des enfants à vermifuger votre animal tous les 3 mois et à apprendre à vos enfants à se laver les mains après avoir caressé le chien ou joué dans l’herbe.

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